Wordfast Anywhere, la mémoire de traduction GRATUITE

Wordfast présente une nouvelle version (1.2.0) de Wordfast Anywhere, son logiciel à mémoire de traduction en ligne, collaboratif et gratuit, accessible à l’adresse Web http://www.freetm.com.

Wordfast Anywhere permet aux traducteurs d’utiliser un logiciel à Mémoire de traduction sans devoir l’installer auparavant : le navigateur Internet donne accès aux Mémoires, aux glossaires et à tous les fichiers du projet à traduire. Ces données sont stockées sur le serveur de Wordfast de façon totalement sécurisée et confidentielle (ce qui n’est pas le cas lorsqu’on travaille avec Google Translator’s Toolkit, par exemple). Wordfast propose aux traducteurs d’exploiter un moteur de traduction pour les segments non reconnus, comme le fait désormais SDL Trados, par exemple. En outre, Wordfast Anywhere permet de partager très facilement la mémoire de traduction en cours d’utilisation. Autrement dit, plusieurs traducteurs indépendants qui travaillent chacun chez soi, peuvent travailler en équipe, et bénéficier des travaux des autres membres de l’équipe. Et tout cela gratuitement, là où les principaux concurrents (SDL, DéjàVu) vendent très cher leurs versions « Serveur ».

Mieux encore, Wordfast Anywhere fonctionne de façon très satisfaisante ! Les traducteurs n’ont aucun mal à le prendre en mains et il ne pose aucun problème à part, peut-être, le paramétrage, qui semble un peu obscur à certains. On regrette toutefois sa propension à déconnecter l’utilisateur en ligne un peu trop souvent. Mais la gêne occasionnée reste mineure, et résulte seulement de l’agacement à taper son mot de passe trop fréquemment. Bref, Wordfast Anywhere est un produit à tester dès que possible, et …à adopter !

Professionnels de la traduction : conférences d’automne aux Etats-Unis

L’association TAUS organise une conférence dédiée à l’usage des outils de traduction automatique dans le monde de la traduction professionnelle à l’hôtel Governor de Portland, dans l’Oregon, du 3 au 6 octobre 2010. Les nombreuses communications prévues présenteront diverses plates-formes de traduction, dont celles de Lionbridge (GeoWorkz), de Lingotek ou de WeLocalize, qui s’appuie sur GlobalSight, une solution Open Source. Une présentation fera le point sur l’état actuel de la recherche en matière de traduction automatique. Puis, la question de la relation entre les divers aspects de la traduction professionnelle et la traduction automatique sera abordée de façon approfondie au cours de nombreuses interventions menées par des représentants de Microsoft, Systran, Asia Online, ProMT, Intel, Applied Language Solutions, SDL ou encore Lexcelera. De nombreux témoignages présenteront des études de cas, et une série d’ateliers sont prévus avant de début de la conférence elle-même.

Pour finir en beauté, TAUS propose à ceux qui s’enregistrent de réserver leur place dans le bus qui les amènera à la conférence Localization World qui se tient à Seattle, dans l’état de Washington, du 6 au 8 octobre. Les communications seront là encore particulièrement nombreuses, puisque 5 parcours différents sont prévus, ce qui permet aux organisateurs de planifier près d’une quarantaine d’interventions en deux jours ! On y parlera de localisation de jeux vidéos, de la stratégie de globalisation du Web dans les années à venir, de Twitter, de qualité, de Google Translate… Impossible de s’y rendre sans consulter le programme détaillé avant de s’inscrire.

XTRF automatise la gestion des projets de traduction

XTRF a lancé voici quelques semaines XTRF 2.0, un système de gestion de la traduction qui permet aux entreprises clientes et aux agences d’automatiser tous les processus de gestion des projets de traduction.

Du devis à la facture client en passant par l’émission de bons de commande aux traducteurs en passant par la répartition des travaux ou l’envoi des fichiers de référence et des mémoires de traduction, XTRF réalise toutes les actions de l’agence.

XTRF existe en plusieurs versions, selon que l’on souhaite un simple système de gestion de la base de données des traducteurs ou un système complet, intégrant même un outil de Mémoire de traduction. Il est commercialisé soit en tant que logiciel à installer sur un poste de travail, soit en tant que logiciel en ligne (SaaS) pour un prix inférieur à 100 euros par mois. XTRF est utilisé par plusieurs agences de traduction, dont les retours d’expérience ont sans doute contribué à l’aspect très professionnel du logiciel, si l’on en juge par ses captures d’écrans.

C’est un concurrent de ]Projet Open[, un excellent système Open Source (téléchargeable gratuitement ici)qui a la particularité de ne pas avoir été développé par une agence de traduction, contrairement à la plupart des autres logiciels de cette catégorie, qu’il s’agisse de ceux de Lionbridge, SDL, ou… Anyword, qui a aussi le sien.

Autre système du même type, OTM (Online Translation Manager) administre les processus de gestion des projets de rédaction, traduction, localisation et PAO et relie l’agence de traduction à ses clients et ses prestataires en prenant en charge tout l’administratif (factures, bons de comande, devis…), les fichiers, les messages électroniques, l’assurance qualité (le système OTM est certifié ISO 9001), et même la mise en page des documents commerciaux de l’agence cliente et la création de son site Web. OTM est commercialisé en SaaS pour un prix très réduit (49 euros par mois et par utilisateur).

Ce système constitue en outre la colonne vertébrale du réseau Quality Translation Network qui relie entre elles plusieurs agences de traduction de taille moyenne impliquées dans une démarche qualité active. Basées dans tous les pays, ces agences offrent à leurs clients toutes les combinaisons de langues et toutes les spécialités, et restent indépendantes les unes des autres. en fait, QTM forme un écosystème comparable à ceux que construisent SDL et Lionbridge, avec l’avantage considérable que leur si encombrant leader en est absent.

Ces deux derniers sites ont été portés à ma connaissance grâce à la lecture d’un billet de l’excellent blog Translation Tribulations, animé par Kevin Lossner, dont je lisais un article assez pessimiste annonçant la fin prochaine des agences de traduction (une prédiction sinistre, à laquelle je ne souscris absolument pas !).

Traduction automatique : SDL rachète Language Weaver

SDL annonce le rachat (pour 46 millions de dollars) de Language Weaver, la société avec laquelle avait été signé un accord de coopération stratégique voilà un peu plus d’un an.

D’après SDL, la motivation de ce rachat tient au fait que la plus grande partie du contenu textuel existant sur le Web et dans les entreprises n’est pas encore traduit, et que seule la traduction automatique permettra de rendre disponible cette gigantesque somme d’informations au reste du monde. Language Weaver est l’un des pionniers de la traduction automatique statistique, et travaille pour le compte de nombreuses organisations gouvernementales et privées américaines.

Son rachat contibue à finaliser la stratégie dénommée Global Information Management chez SDL, qui consiste à fournir aux entreprises tous les éléments logiciels et humains nécessaires pour leur livrer tout type d’information traduit au moment et au format attendus. Il permettra sans doute à SDL de constituer un moteur hybride à la Systran, en fusionnant leur vieil engin de traduction automatique à base de règles avec le moteur de traduction statistique de Language Weaver. Et la prochaine version de Trados donnera peut-être accès à ce moteur revu et corrigé, puisque la version actuelle permet déjà d’interroger séparément SDL Enterprise Translation Server, Language Weaver et Google Translate.

Pour en savoir plus, le billet explicatif publié par Sophie Hurst sur le blog de SDL complète utilement celui de Mark Lancaster. Et l’analyse éclairée de Global WatchTower, le blog de Common Sense Advisory, permet comme toujours de prendre un peu de recul sur l’annonce et d’analyser les offres de traduction automatique avec pertinence.

Devenez traducteur de l’Union Européenne !

La DGT (Direction générale de la traduction) annonce que L’Union Européenne organise un nouveau concours de recrutement de traducteurs français.

L’avis du concours, qui détaille les épreuves et permet de s’y inscrire, sera publié sur le site de l’EPSO (Office européen de sélection de personnel) à l’adresse http://europa.eu/epso/index_fr.htm Les conditions ? Il faut avoir suivi un cycle universitaire de 3 ans minimum, dans tout domaine (pas nécessairement en langues), et aucune expérience professionnelle préalable n’est requise. De la même façon, il n’y a aucune limite d’âge. Le concours est donc très ouvert. Bien entendu, il faut maîtriser parfaitement le français (langue cible), bien connaître une langue source principale (soit l’anglais soit l’allemand), et avoir des compétences suffisantes dans une langue source seconde, qui doit impérativement être l’une des langues de l’Union Européenne.

Rappelons à toutes fins utiles que les conditions de rémunération des traducteurs et interprètes employés par les institutions européennes sont très favorables, surtout lrosqu’on les compare au reste du marché.

En tous les cas, pour s’inscrire, il faut se connecter entre le 13 juillet et le 13 août. Le fichier PPT ci-joint détaille la procédure de recrutement.

Traduction sauvage de séries télévisées : Rue89 enquête

Un article très intéressant d’Alexandre Pouchard sur Rue89 au sujet du fansubbing et du scantrading, ces pratiques de traduction « sauvage » (et, évidemment, gratuites) réalisées par des passionnés de séries télévisées et de mangas. Le phénomène (qui fait aussi l’objet de recherches universitaires présentées au récent colloque organisé par l’Université d’Evry) y est bien expliqué. Quelques responsables d’équipes de fansubbers ont été interrogés par le journaliste et justifient leur point de vue.

Il n’est pas certain que ces pratiques modifient vraiment en profondeur le marché de de la traduction professionnelle, dans la mesure où ces bénévoles traduisent des documents qui ne seront localisés par les détenteurs des droits que bien plus tard.

Il n’empêche que la multiplication des traducteurs gratuits (qu’on songe à la traduction collaborative des réseaux sociaux ou aux outils de traduction automatique en ligne) tend à accréditer l’idée que l’acte de traduire serait à la portée de tout un chacun. Une idée fausse, et dangereuse pour notre activité.

Des traducteurs professionnels améliorent leur productivité avec la dictée vocale

Après une longue (trop longue) absence, je peux de nouveau consacrer un peu de temps à L’Observatoire de la traduction. J’espère publier de nombreux billets dans les jours qui viennent, et les suivants.

D’ores et déjà, je signale la publication sur le site d’Anyword du témoignage d’une traductrice professionnelle utilisatrice régulière du logiciel de reconnaissance vocale Dragon Naturally Speaking, édité par Nuance. Pour améliorer sa productivité sans faire appel à un logiciel de traduction automatique, elle a adopté la dictée vocale, qui lui permet de traduire jusqu’à 3 000 mots de l’heure, soit près de dix fois la production habituelle.

Dans cette approche, l’outil sert le traducteur sans se substituer à lui ; c’est très différent des autres systèmes de productivité. Le traducteur reste concentré sur son métier, sans être distrait par des manipulations liées à son poste de travail.

Cela se rapproche des conditions dans lesquelles travaillaient les traducteurs il y a… plus de 30 ans ! À cette époque, les textes étaient dictés sur des magnétophones, et, dans un second temps, tapés à la machine par des sténodactylos qui bien souvent corrigeaient aussi les maladresses de formulation et autres lourdeurs. Autrement dit, l’apparition du micro-ordinateur, du traitement de textes, du correcteur orthographique et de toute la panoplie informatique dont nous sommes tous pourvus a peut-être bien réduit la productivité des traducteurs et, sans doute, d’autres catégories de travailleurs du savoir* !

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*J’emprunte la notion de « travailleur du savoir » à Peter Drucker, un consultant d’entreprise extrêmement célèbre parmi les hommes d’affaires et les professeurs des plus grandes Business Schools. Peter Drucker a publié de nombreux articles dans la Harvard Business Review, et plusieurs ont été réunis en ouvrages, qui sont traduits aux Editions Pearson, dans la collection Village Mondial. Pour une grande part, ces articles traitent de la productivité dans les métiers des services, c’est-à-dire dans les métiers des travailleurs du savoir : avocats, infirmières, traducteurs

Traduire, c’est réunir

Pourquoi les grands médias ne font-ils pas attention à la traduction ? Voilà la question, passionnante, à laquelle tente de répondre l’article de Marc Mentré intitulé « Langues, la dernière frontière » et publié sur le blog Owni.

On y apprend, entre autres choses, l’existence du projet Global Voices, un site de publication en 18 langues des billets les plus intéressants trouvés sur les blogs de pays lointains, avec la volonté expresse d’élargir l’audience de ceux qui en ont le moins du fait de leur position géo-stratégique. Qui connaît en Occident l’actualité du Penjab ?

Et ce projet, loin d’être farfelu, dispose de moyens et emploie à mi-temps environ 200 blogueurs dans le monde ! Bien entendu, Global Voices repose sur la traduction, qui est assurée par des traducteurs professionnels et amateurs, tous bénévoles, qui s’expriment sur le blog Translation Exchange Project. Allez visiter la page qui explique le fonctionnement de Global Voices, et vous en reviendrez rasséréné : non, l’esprit communautaire à l’origine du Web n’est pas mort !

Amoureux des langues, bla.la est fait pour vous !

Connaissez-vous bab.la ? Ce portail des langues comporte de nombreuses options intéressantes. Une partie Dictionnaire, enrichie régulièrement par les internautes eux-mêmes, recense de très nombreux termes et expressions courantes (idiotismes ou proverbes) dans plusieurs dictionnaires bilingues. Le système de recherche, très bien fait, permet de trouver très vite la traduction du terme recherché.

Autre aspect important du site, la partie Vocabulaire, qui propose des leçons de vocabulaire dans plusieurs langues. C’est l’endroit où il faut aller quand on veut s’améliorer dans une langue ou en apprendre une. C’est véritablement le coeur du site, et le système d’apprentissage de vocabulaire est conçu de façon rigoureuse pour vous faire progresser dans la langue de votre choix.

A tout ceci s’ajoutent des jeux, des quizz et un forum d’entraide entre traducteurs ou amoureux des langues. Fort logiquement, le site bla.la s’affiche dans seize langues différentes.

Vote the Top 100 Language Professionals Blogs 2010 Enfin, c’est bla.la qui entretient le site Lexiophiles, que j’ai déjà présenté par le passé. Lexiophiles comporte aussi plein d’infos intéressantes sur les langues, et référence sans doute la liste la plus complète de blogs concernant les langues ou la traduction. Un Top 100 des blogs consacrés aux langues est d’ailleurs organisé chaque année : L’Observatoire de la traduction fait partie des sites retenus pour être élus. A vous de voter ici (ou en cliquant sur le bouton qui débute ce paragraphe) pour qu’il apparaisse dans les 100 premiers !

Traduction professionnelle : SDL présente les tendances du futur

SDL organise un événement à Paris le 27 mai à l’ambassade de Grande Bretagne, de 9h00 à 13h00.

Ce séminaire d’une journée, réservé aux professionnels de la traduction, et avant tout aux agences, présentera les nouvelles façons de travailler qui se feront jour dans les cinq prochaines années. SDL présentera les nouvelles tendances, appelées à révolutionner la création, la traduction et la gestion de contenu. Bien entendu, les logiciels de l’éditeur seront présentés dans le détail, ainsi que les meilleures pratiques.

N’hésitez pas à vous inscrire.