Gestion des projets de traduction : Lionbridge innove

Lionbridge a récemment annoncé le lancement de GeoWorkz Translation Workspace, un système en ligne de gestion de la production. Cette plate-forme est proposée aux entreprises clientes des services de traduction, mais aussi aux agences de traduction et aux indépendants. Tous sons susceptibles de tirer parti des fonctions offertes par GeoWorkz. Le service est proposé sous forme d’un abonnement : plusieurs formules permettent de proportionner le coût à l’usage, et il est possible à tout moment d’acheter plus de fonctionnalités, ou moins si l’activité est réduite. Cette formule, évolutive dans les deux sens, a clairement été pensée pour permettre aux acteurs les plus modestes du marché – freelances, agences de petite taille, tous ceux qui, ensemble, représentent 80% du marché mondial de la traduction – d’accéder à la technologie la plus à la pointe en matière d’aide à la traduction, de gestion des actifs linguistiques ou de management de projet.

GeoWorkz Translation Workspace propose tout l’éventail des aides à la traduction de document. Avant tout, il s’agit d’un espace de stockage où entreposer ses mémoires de traduction et ses glossaires, et où les partager avec d’autres utilisateurs. De fait, le système est bâti autour de Logoport, et permet un partage instantané du contenu des mémoires de traduction. L’intérêt ? Lorsqu’un projet est confié à plusieurs traducteurs indépendants dispersés un peu partout dans le monde, chacun bénéficie en temps réel des modifications apportées par les autres. Le Chef de projet ajoute un terme au glossaire commun ? Tout le monde le reçoit. Un réviseur modifie un fichier, et met à jour la mémoire de traduction ? Les segments relus sont immédiatement rendus disponibles aux traducteurs : s’ils réapparaissent dans le projet, ce sont les versions relues qui seront envoyées aux traducteurs.

Le partage des éléments stockés sur GeoWorkz est soumis à des règles strictes, et la confidentialité est respectée. Rien à voir, par exemple, avec Google Translator’s Toolkit, qui ré-exploite instantanément tout document posté. On est là dans le monde de la traduction professionnelle : chaque utilisateur définit avec précision les droits des autres usagers sur les actifs linguistiques qu’il stocke dans son espace.

Pour que la collaboration entre utilisateurs soit possible, chaque intervenant travaille sur ses textes en restant connecté : les utilisateurs de Word installent une extension qui leur donne accès aux fonctions classiques des mémoires de traduction et gère la connexion. Quant aux autres fichiers, ils sont utilisables avec l’éditeur XLIFF fourni avec GeoWorkz. Cet éditeur est en mesure de traiter tous les formats qui reposent sur l’usage de balises : HTML, XML, MIF, DOCX… Pour le dire autrement, c’est l’équivalent de TagEditor dans SDL Trados. Là encore, l’éditeur gère la connexion avec GeoWorkz, et rend disponible au traducteur l’ensemble des actifs linguistiques qu’il est autorisé à exploiter.

La révision n’est pas en reste et bénéficie aussi d’un outil dédié, qui affiche sur le même écran la version source, la version cible, les catégories des erreurs identifiées et leur degré de gravité, ainsi que le contenu des glossaires relatifs au projet. Ce dispositif d’aide à la révision est directement intégré au navigateur Internet, et ne réclame donc aucune installation spécifique.

GeoWorkz dispose aussi de nombreux outils de gestion de projets. Analyses, décomptes de mots, outils de conversion des mémoires et des glossaires, édition des segments au sein des mémoires de traduction, création de liaisons entre mémoires de traduction (et hiérarchisation de ces liaisons par un mécanisme de pondération), filtres d’import/export des principaux formats de fichiers, pré-traduction, outils automatisés d’Assurance qualité, etc.

Enfin, GeoWorkz fonctionne aussi comme une place de marché puisque chaque membre est visible de tous les autres, ce qui autorise tous les types de recherche de collaborateurs pour un projet donné.

Ce système très complet de gestion de la production n’est pas si nouveau qu’il en a l’air. en effet, Lionbridge l’a utilisé ces dernières années sous le nom de Freeway, et a localisé avec son aide plus de 2 milliards de mots. La nouveauté provient surtout de l’ouverture de cette plate-forme à tous les acteurs du marché, concurrents compris. Les raisons de cette ouverture, qui a des chances de redistribuer les rôles de chacun, sont analysées en détail par Common Sense Advisory dans ce billet du Global WatchTower. La société de conseil insiste sur la concurrence avec SDL qui propose un modèle beaucoup moins collaboratif, qui lui permet de continuer à vendre (cher) ses logiciels pour poste de travail à tous les acteurs de la chaîne. Autre raison intéressante à cette ouverture : la création d’un écosystème qui garantit à Lionbridge des revenus récurrents prélevés sur tous les projets de traduction… de ses concurrents.

Bref, GeoWorkz semble disposer de nombreux atouts pour les traducteurs, les agence de traduction, et leurs clients. La réponse des concurrents sera sans doute intéressante elle aussi.

Quiproquo, le magazine des langues

Hadès, un magazine multiculturel bilingue français-espéranto qui s’intéresse aux cultures du monde, lance un second titre.

Quiproquo, c’est son nom, se consacre à l’actualité des langues. Place des langues dans les organisations privées ou publiques, langues régionales, langues menacées, langues et cultures, enseignement des langues… Tous les aspects de la langue en général et de chaque langue en particulier sont abordés. au sommaire du premier numéro : Faut-il légiférer en plusieurs langues ? ; la perception de l’espéranto comme langue internationale ; un reportage sur une association espagnole qui tente de faire revivre l’indo-européen ; les technologies d’identification des langues ; et des exemples d’outils de traduction automatique.

On le voit, les angles sont nombreux et la matière… riche ! souhaitons donc longue vie à ce nouveau magazine en ligne.

Nouveaux blogs et sites de traduction dans la blogoliste

Les lecteurs attentifs de l’Observatoire de la traduction n’auront pas manqué de le remarquer : j’ai ajouté de très nombreux liens à la blogoliste, en bas et à droite de l’écran. Au fur et à mesure que je navigue parmi les sites et les blogs dédiés à la traduction professionnelle pour alimenter ce blog-ci, je découvre des sources d’informations passionnantes.

Il peut s’agit de forums, comme Berberber, de sites de dictionnaires en ligne, comme Médiadico, de références comme le Translation Journal’s blog ou, plus souvent, de blogs de traducteurs, comme Blogging Translator, Transtextuel, ou  Translate This!.

Bien entendu, un grand nombre de ces adresses sont bien connues des professionnels, et elles ne seront pas forcément une découverte pour chacun de vous. Reste que j’espère utile de tenter de les regrouper ici… même si l’exhaustivité en la matière est impossible. surtout, n’hésitez pas à me faire connaître d’autres adresses : j’aurai plaisir à les ajouter.

Babylon lance un service en ligne de traduction humaine

Cela fait un petit moment que je n’ai rien publié sur ce blog, et, mauvaise conscience aidant, j’ai repris ma veille ces jours-ci pour identifier les nouvelles les plus intéressantes au sujet du monde la traduction. Plusieurs d’entre elles alimenteront mes billets à venir, mais je ne saurais faire l’impasse sur le lancement d’un nouveau service Web de traduction par Babylon.

C’est Riccardo Schiaffino qui l’annonce sur son excellent blog About Translation. Il a été sollicité par Babylon pour remplir le formulaire d’inscription à leur base de données de traducteurs.

Prévu pour le mois de mai, ce service Web de traduction humaine est destiné à compléter l’outil de traduction gratuite en ligne et les dictionnaires en ligne de Babylon. Il est possible qu’il soit rendu accessible par l’intermédiaire du site LingoZ, vers lequel Babylon dirige les volontaires pour constituer de manière collaborative « le plus grand dictionnaire du monde » en huit langues.

Je n’ai pas trouvé d’autre mention du lancement de ce nouveau service, qui semble s’inspirer du futur Google Translation Center, tout en s’en démarquant : au contraire de Google, qui a prévu d’ouvrir son service à tout un chacun, Babylon recrute des traducteurs professionnels. J’y vois le début d’un mouvement inéluctable de désintermédiation des échanges entre traducteurs professionnels et entreprises clientes. Mouvement que je prédis depuis longtemps, qui éliminera sans doute de nombreuses agences de traduction du marché, et que la récession globale encouragera sans doute.

Google Translate annonce 41 langues de traduction

Google Translate s’enrichit sans cesse. Après avoir ajouté de nouvelles langues* à son moteur de traduction, qui en comporte maintenant 41 (soit 1640 combinaisons de langues), Google a aussi mis en place un outil de recherche multilingue. Tapez votre requête dans une zone de texte, précisez votre langue et celle dans laquelle vous souhaitez procéder à votre recherche, et Google traduit les termes recherchés, exécute la requête et renvoie les résultats obtenus dans la langue de destination. C’est un aperçu de ce que nous annoncions il y a un mois.

*Les langues de traduction proposées par Google
Anyword dispose de traducteurs professionnels dans presque toutes ces langues

  1. Albanais
  2. Allemand
  3. Anglais
  4. Arabe
  5. Bulgare
  6. Catalan
  7. Chinois (simplifié)
  8. Chinois (traditionnel)
  9. Coréen
  10. Croate
  11. Danois
  12. Espagnol
  13. Estonien
  14. Finnois
  15. Français
  16. Galicien
  17. Grec
  18. Hébreu
  19. Hindi
  20. Hongrois
  21. Indonésien
  22. Italien
  23. Japonais
  24. Letton
  25. Lituanien
  26. Maltais
  27. Néerlandais
  28. Norvégien
  29. Polonais
  30. Portugais
  31. Roumain
  32. Russe
  33. Serbe
  34. Slovaque
  35. Slovène
  36. Suédois
  37. Tagalog
  38. Tchèque
  39. Thaï
  40. Turc
  41. Ukrainien
  42. Vietnamien

L’Observatoire de la traduction : les chiffres 2008

Suivant l’exemple du blog Another Word, je me suis penché sur les statistiques de lecture de L’Observatoire de la traduction. Avec environ 2 000 visites mensuelles en moyenne et un peu plus de 3 000 lecteurs uniques dont près de 1 500 sont fidèles, les deux audiences sont comparables, ce qui n’est pas surprenant puisque nous avons sans doute de nombreux lecteurs en commun.

J’ai découvert, avec une grande surprise, que L’Observatoire de la traduction avait été consulté à partir de 102 pays différents, dont certains très éloignés comme le Laos, le Bénin ou le Népal ! Même si le sujet se prête bien à des recherches internationales, s’imaginer être lu par un traducteur installé en Thaïlande ou en Polynésie française reste une expérience dépaysante et m’incite, à l’avenir, à surveiller d’un oeil plus attentif l’actualité internationale des sites de traduction.

Les pays à partir desquels ce blog est consulté sont (dans l’ordre décroissant de lecteurs) : France, Belgique, Canada, Espagne, Royaume Uni, Italie, États Unis, Maroc, Allemagne, Suisse, Algérie, Tunisie, Hong-Kong, Liban, Pays Bas, Portugal, Roumanie, Brésil, Luxembourg, Côte d’Ivoire, Pologne, Israël, Ukraine, Japon, Colombie, République Tchèque, Chine, Autriche, Argentine, Égypte, Australie, Danemark, Inde, Mexique, Sénégal, Cameroun, Russie, Burkina Faso, Croatie, Hongrie, Grèce, Réunion, Perou, Burundi, Kenya, Suède, Uruguay, Irlande, Vietnam, Finlande, Nouvelle Zélande, Norvège, Martinique, Iran, Vénézuela, Lituanie, Ile Maurice, Moldavie, Guinée française, Thaïlande, Slovaquie, Congo – Kinshasa, Indonésie, Bulgarie, Arabie Saoudite, Salvador, Turquie, Rwanda, Afrique du Sud, Albanie, Monaco, Koweit, Chili, Corée du Sud, Philippines, Guinée, Jordanie, Kazakhstan, Laos, Qatar, Slovénie, Kyrgyzstan, Libye, Irak, Montenegro, Benin, Latvia, Wallis et Futuna, Nouvelle Calédonie, Émirats Arabes Unis, République Dominicaine, Bolivie, Bahrain, Azerbaidjan, Ghana, Malte, Guadeloupe, Népal, Polynésie Française, Andorre, Arménie.

Poursuivant mon enquête statistique, j’ai aussi regardé les sujets les plus lus. Voici Le Top Ten :

  1. Le site de traduction de Microsoft comparé à Google et PROMT (29 octobre)
  2. Relations entre agences de traduction et traducteurs indépendants: Trad’Online mène l’enquête (15 décembre)
  3. Le site de traduction de Wordfast partage ses TM (21 octobre)
  4. Traduction de sites Web : Google propose son gadget (20 octobre)
  5. Un traducteur automatique pratique et simple (17 décembre)
  6. Traduction littéraire : un état du marché (22 octobre)
  7. Traducteurs débutants : des infos pour pénétrer le marché de l’emploi (12 décembre)
  8. Un dictionnaire de traduction dans votre navigateur (31 octobre)
  9. Agences de traduction et traducteurs : Wordfast 6.0 est là ! (18 novembre)
  10. Un nouveau site de traduction qui parle : Speaking of Translation (3 novembre)

Je déduis de cette hot list que les sujets qui préoccupent le plus le lectorat de l’Observatoire sont les outils de traduction (et en particulier la traduction automatique) et l’état du marché. C’est d’ailleurs confirmé par les requêtes sur les catégories d’articles : les trois principales sont le marché de la traduction, les outils de traduction, les traducteurs. En fait, je ne serais pas surpris d’apprendre qu’au moins 80% des lecteurs sont traducteurs indépendants, et que peu d’agences ou de clients lisent ce blog. Difficile à dire sans enquêter de manière formelle, évidemment, mais je serais intéressé par vos réponses à ce sujet.

En tous les cas, ces chiffres sont un encouragement à poursuivre la veille du marché de la traduction, et à l’élargir à d’autres sources d’information. Là encore, si vous avez connaissance de tel ou tel site de traduction intéressant, n’hésitez pas à m’en faire part. je me ferai un plaisir de l’ajouter à ma liste de fils RSS, et à rendre compte de son actualité. Il me reste à souhaiter que vous soyez toujours plus nombreux à lire L’Observatoire de la traduction en 2009, et à le faire vivre. Bonne lecture !

Le marché de la traduction en 2009 : les prédictions de Global Watchtower

Le blog Global Watchtower, dont nous avons souvent vanté l’excellente qualité, a publié fin 2008 ses prédictions pour l’année 2009, comme il le fait chaque année.

Le billet est très intéressant à lire puisqu’il annonce les principales évolutions du marché telles que les détecte Common Sense Advisory :

  1. La problématique de l’interprétariat multilingue téléphoné devient centrale pour les sociétés de traduction ;
  2. L’apport de la technologie à la traduction réduit son coût pour les clients, mais la croissance des besoins de contenu local en provenance des pays émergents a un tel impact sur les budgets que la concurrence s’intensifie encore entre les sociétés de traduction ;
  3. Les grands comptes deviennent clients des systèmes de traduction automatique via des applications à haute valeur ajoutée ;
  4. Google va continuer de proposer des outils innovants en matière de traduction humaine et automatique qui vont modifier l’aspect du marché ;
  5. Le gouvernement américain va intensifier son intérêt pour les marchés de la traduction et de l’interprétation à cause de la nécessité de revenir sur la scène internationale, et, à l’intérieur, de l’importance du multilinguisme.

Non seulement les prévisions complètes sont très intéressantes, tant elles constituent un aperçu intelligent et informé du marché de la traduction, mais elles sont utilement complétées par la lecture du contrôle a posteriori des prédictions 2008. Honnêtement, quel astrologue en ferait autant ?

Le site de traduction Anyword à travers les âges

Le premier site de traduction d'AnywordJe viens de découvrir le site Web Archive, qui enregistre tous les changements intervenus sur le Web, et la Wayback Machine, qui remonte le temps. Elle permet de redécouvrir l’aspect des anciennes versions du site Web dont vous indiquez l’adresse. Evidemment, je me suis amusé à retrouver les différentes versions du site de l’agence de traduction Anyword. Allons-y pour une séquence Nostalgie.

Dès la première version du site d’Anyword enregistrée par Web Archive, l’accent est mis sur l’aspect business de notre activité. Le site est assez illustré, et indique clairement notre positionnement B2B et multilingue. Et il est difficile d’esquiver le formulaire de demande de devis, placé en bas de page… sur toutes les pages !

Une page liste toutes les langues prises en charge- une bonne quarantaine – et une autre indique les secteurs d’activité dans lesquels l’agence de traduction dispose de traducteurs référencés – là aussi, il y a plus de 30 domaines de spécialisation distincts !

Les pages Process, Qualité et Références complètent le site Web. Dès l’origine, tous les éléments d’information les plus importants sont présents.

Site de traduction d'Anyword, v2.0 Mais c’est la version majeure numéro 2.0 qui a toujours eu ma préférence. Il faut dire que c’était un sacré travail de rédiger tous les textes (plus de 150 pages distinctes), de trouver toutes les illustrations (trois à quatre par page) et de réussir la conception graphique et rédactionnelle de ce site de traduction. A l’époque, c’est Méziane qui a créé le design et fait oeuvre d’illustrateur. Ca lui a pris un sacré bout de temps ! Mais le résultat en valait la peine. Je m’occupais des textes, assez fournis eux aussi, et un développeur en contrat de professionnalisation s’occupait de coder le tout en HTML. Plusieurs mois de travail au total. Mais, au final, nous nous sommes fait reprocher d’avoir trop illustré le site Web, et de ne pas assez afficher que nous étions une agence de traduction au service des entreprises. On était trop poètes, quoi…

Le troisième site de traduction AnywordD’où la version 3.0, qui se voulait beaucoup plus orientée « e-commerce ». La conception graphique avait été confiée à l’extérieur, avec l’instruction très claire (très insistante) de faire « catalogue », « e-commerce », « business ». C’est à partir de ce moment qu’on a vu apparaître le groupe de personnes du haut. Mais le slogan « Traduire, c’est réunir » datait déjà du précédent site. Le formulaire de demande de devis s’affichait en colonne et sur la droite de toutes les pages. Résultat : une bonne partie de nos visiteurs ne le voyait pas ! Il aurait falllu le placer à gauche… Le texte était tellement « optimisé » pour le référencement qu’il n’était plus très naturel, et que les visiteurs n’arrivaient pas à mémoriser les messages essentiels. Quand au code, il a fallu le réécrire intégralement en interne pour le rendre compatible avec un mode de fonctionnement dynamique, ce qui était impératif pour pouvoir internationaliser notre site de traduction. Là encore, ça a été un sacré boulot pour Rémi, qui venait de nous rejoindre.

Le troisième site de traduction AnywordEt mon préféré : le site Web actuel, qui intègre à mon avis toutes les qualités des précédents sans en avoir les défauts. En fait, on était parti sur une nouvelle version assez proche de la précédente. Mais on a décidé de faire tester le site par une dizaine d’utilisateurs, qu’on a mis devant un PC, filmés et enregistrés pendant leur utilisation du Web. L’un deux a fait tout ce qu’on lui demandait sans hésitation, puis il a conclu en disant : « de toutes les façons, en situation réelle, je n’achèterais jamais une traduction sur le Web ». Et de nous expliquer qu’il n’avait pas confiance. Que n’avait-il pas dit là ! On a passé en revue une dizaine de sites Web dans d’autres métiers pour lui demander lesquels lui inspiraient confiance. Et on en a tiré les conclusions. Après re-design, Rémi a organisé de nouveaux ateliers d’utilisabilité, et les internautes-testeurs ont été unanimes : ils appréciaient le site, s’y sentaient en confiance, et remplissaient volontiers le formulaire de demande de devis. Voilà ! L’aspect du site de traduction Anyword ne devrait plus bouger avant longtemps, maintenant qu’il est créé pour la France, l’Espagne et la Grande-Bretagne. Mais il y aura de nouvelles pages et de nouvelles fonctionnalités, c’est sûr. D’ailleurs, pendant que vous lisez ces lignes, on y travaille déjà !

Le site de traduction TradOnline publie les résultats de son enquête auprès des traducteurs

J’annonçais il y a quelque temps dans ce billet la publication en ligne d’un questionnaire destiné aux traducteurs professionnels indépendants sur leur vision du secteur et les relations qu’ils entretiennent avec les agences de traduction.

Ce questionnaire, initié par le site de traduction TradOnline et administré par KDz’ID, est maintenant dépouillé et les résultats sont accessibles ici. Le document de synthèse, plus court, peut aussi être consulté sur slideshare.

Le cliché obtenu est intéressant, même si certaines informations le sont moins que d’autres. Par exemple, le manque de visibilité de la filière traduction n’est, malheureusement, pas un scoop. À l’inverse, on s’étonne que les traducteurs professionnels ne prennent pas en considération les progrès de la traduction automatique. Il serait sûrement très intéressant de connaître les conclusions d’un questionnaire similaire adressé aux agences de traduction et à leurs clients, et de comparer tout ça aux données en provenance de certains pays étrangers, comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis par exemple.

En tous les cas, c’est une belle réalisation, et il est très instructif d’en lire les conclusions.

Un traducteur automatique pratique et simple

le site de traduction nicetranslator est un traducteur automatique pratique et simpleLe site de traduction nicetranslator propose une élégante façon de traduire des phrases courtes en autant de langues que vous le souhaitez. S’appuyant sur les API de traduction automatique que Google a mis dans le domaine public, nicetranslator constitue essentiellement une interface différente pour le même service.

C’est précisément le point fort du site, dont l’usage est d’une facilité déconcertante. on tape une phrase dans la zone de texte du haut, on sélectionne dans le menu du bas les langues dans lesquelles on veut obtenir la traduction de son texte d’origine et hop, c’est fait! On peut aussi préselectionner ses langues de destination. Dans ce cas, nicetranslator affiche la traduction au fur et à mesure qu’on tape le texte à traduire. L’expérience est amusante, parce que l’outil propose des phrases de destination successives, qui ne correspondent pas à la phrase d’origine, jusqu’à ce qu’on ait terminé la frappe.

Bref, nicetranslator est un outil de dépannage très utile, pour chercher le sens d’une expression étrangère ou pour savoir comment se traduit une locution donnée, voire pour traduire des SMS ou des e-mails. Comme Google Translate (qui a d’ailleurs changé de look, comme on peut le voir ici), nicetranslator propose les langues source et cible suivantes* :

  • Allemand
  • Anglais
  • Arabe
  • Bulgare
  • Catalan
  • Chinois
  • Coréen
  • Croate
  • Danois
  • Espagnol
  • Finois
  • Français
  • Grec
  • Hébreu
  • Hindi
  • Indonésien
  • Italien
  • Japonais
  • Letton
  • Lituanien
  • Néerlandais
  • Norvégien
  • Philippin
  • Polonais
  • Portugais
  • Roumain
  • Russe
  • Serbe
  • Slovaque
  • Slovène
  • Suédois
  • Tchèque
  • Ukrainien
  • Vietnamien

*Anyword dispose de traducteurs professionnels humains dans la plupart de ces langues de traduction.