Gemini convertit vos PDF sous une forme exploitable par vos outils de TAO

CB Translation, l’entreprise de Caroline Bajwel, qui a fondé et dirigé, avant de la céder, ARI (Assistants Record International), commercialise Infix, un convertisseur de fichiers PDF. Bien que ce ne soit pas le seul logiciel de ce type sur le marché, celui-ci serait capable de convertir des fichiers PDF au format RTF (récupérable dans Word) sans laisser de marque de paragraphe à chaque fin de ligne, et en conservant la mise en page.

Du même coup, les fichiers convertis sont exploitables directement dans des outils de TAO comme SDL Trados, DéjàVu etc. Si cela se vérifie, c’est une excellente raison de se procurer le logiciel. Tous les traducteurs, et toutes les agences, mesurent le temps perdu à tenter de récupérer sous une forme éditable les textes livrés par leurs clients au format PDF.

Gemini est vendu 130,00€HT, un prix justifié s’il tient ses promesses (màj : 50€HT).

Traduction collaborative : des nouvelles du front

Nous avons déjà plusieurs fois traité de la traduction collaborative dans ces colonnes, essentiellement au sujet de Facebook, qui a fait traduire son interface utilisateur (environ 150 000 mots) dans 52 langues de cette façon.

C’est aujourd’hui au tour de LinkedIn, le réseau social professionnel américain, de s’intéresser à la question. Le site a fait parvenir aux traducteurs professionnels inscrits chez lui une enquête sur l’éventualité de participer à un tel projet. La réaction ne s’est pas faite attendre ! Outrés, la plupart des traducteurs professionnels sollicités ont réagi assez violemment, allant jusqu’à créer un groupe dédié (Translators against Crowdsourcing by Commercial Businesses), comme le relate Matthew Benett sur son blog (LinkedIn Infuriates Professional Translators: 10 Big Questions). Nataly Kelly, de Common Sense Advisory, fait une analyse intéressante, modérée, et équilibrée de l’histoire sur le blog Global WatchTower, en expliquant dans le détail le point de vue habituel des traducteurs, qui craignent avec raison une nouvelle dévalorisation de leur métier par ces pratiques, et celui des donneurs d’ordre, qui souhaitent surtout réduire le temps de mise sur le marché de leurs produits. L’article est vraiment intéressant, et cela vaut la peine de le lire quand on craint que la traduction collaborative ne soit la principale menace en matière de traduction (bien supérieure selon moi à la traduction automatique).

Et c’est aussi très intéressant de confronter ce papier à une autre nouvelle récente, publiée sur le blog de l’Atelier (Le web social s’attelle à la réduction des coûts de traduction). La société japonaise Anydoor a mis en place une plate-forme collaborative Conyacc auto-promue « world first social translation service ». Il s’agit de poster des demandes de traduction à plusieurs traducteurs « volontaires » (tout un chacun étant libre de s’inscrire dans cette catégorie d’utilisateurs). Les traductions proposées font l’objet d’un vote par le « client », et la « meilleure » remporte la mise, exprimée en points Conyacc, chaque point valant 0,007 euros… Les autres ne sont pas payées.

Voilà exactement le type de plate-forme collaborative de traduction dont tous les professionnels redoutent la généralisation ! Un système qui méconnaît complètement le processus de traduction lui-même, et encourage le travail bénévole et la production de textes médiocres à usage professionnel.

Outils de traduction : les nouveautés du Localization World

Common Sense Advisory publie un compte-rendu rapide du salon Localization World, qui s’est tenu à Berlin la semaine dernière, et réunissait plus de 400 professionnels.

Les innovations sont beaucoup plus nombreuses que prévu, dans tous les domaines : qualité, communautés, mémoires de traduction, traduction automatique, localisation… Nombreux sont les outils qui ont été revus de fond en comble pour améliorer leurs performances ou leur facilité d’utilisation. Nous parlions récemment de SDL Trados et de Systran, mais les autres acteurs du marché ne sont pas en reste.

Atril lance une nouvelle version de DéjàVu, across présente son nouveau serveur, Alchemy la dernière mouture de Catalyst, etc. Mais bien sûr, c’est Google qui a créé l’événement avec le Google Translator’s Toolkit, que nous présentions récemment dans ces colonnes.

Et les consultants de Common Sense Advisory de prédire une nouvelle ère dans la technologie linguistique. Pas moins!

Google offre sa mémoire de traduction aux traducteurs professionnels

Nous l’avions déjà évoqué plusieurs fois sur ce blog par le passé, et… ça y est ! Google lance le Google Translator Toolkit, un nouvel outil qui semble constituer la première pierre du service Google Translation Center, ou, tout simplement, le remplacer intégralement. En effet, l’accès à la version d’évaluation du service renvoie vers la page d’accueil du Toolkit.

Le Toolkit agit à la fois comme une mémoire de traduction et comme un moteur de traduction automatique. Il permet au traducteur de charger un fichier et de le traduire segment par segment, d’une façon très semblable à SDL Trados, Wordfast, Similis ou DéjàVu pour ne citer que ses principaux compétiteurs. Lorsque le segment est trouvé dans une des mémoires de traduction disponibles, c’est le segment cible correspondant qui est renvoyé à l’utilisateur en colonne de droite. Si le segment n’est pas reconnu, Google renvoie une traduction automatique issue de son moteur. Toutefois, si le traducteur refuse de faire appel à la traduction automatique, la phrase source s’affiche à la place du segment-cible pour permettre au traducteur de travailler par écrasement.

Mais Google ne se contente pas de concurrencer les éditeurs de logiciels de mémoires de traduction. Il va plus loin encore puisqu’il encourage les traducteurs à partager leurs mémoires. Dès qu’une mémoire est publiée, elle s’aggrège à la mémoire de traduction « globale », d’où proviennent les suggestions cibles renvoyées à tous les travaux de traduction. Tous les traducteurs peuvent noter la traduction de telle ou telle phrase issue de la mémoire globale ou des mémoires partagées auxquelles ils ont accès, cette note étant ensuite utilisée pour hiérarchiser les résultats des recherches de segments. Chaque traducteur gère autant de mémoires qu’il le souhaite dans son environnement (le workbench…). Les travaux déjà réalisés avec d’autres outils ne sont pas perdus, puisque les mémoires de traduction existantes peuvent être téléchargées dans le Toolkit à condition d’avoir été enregistrées au format TMX, et de ne pas dépasser les 50 Mo*. La mémoire globale et les mémoires partagées alimentent bien entendu le système d’apprentissage du moteur de traduction statistique de Google Translate, qui se perfectionne ainsi sans cesse.

Comme l’outil cible en particulier les traducteurs professionnels indépendants, il est facile d’importer des glossaires (au format CSV), dont le contenu est disponible en cours de traduction. Comme toujours avec Google, l’interface est d’une simplicité enfantine, et personne n’aura de difficulté à la prendre en main.

Pour l’instant, le Google Translator Toolkit n’est disponible que pour l’anglais en langue source, et 47 autres langues en langue cible. Il est aussi possible que la question des droits d’exploitation du contenu posté par les utilisateurs ne soit pas encore réglée. Mais l’outil est disponible et il va sûrement contribuer à modifier profondément la façon de traduire et de vendre les services de traduction professionnels. Les agences de traduction ont sans doute une réflexion approfondie à mener sur la question.

Plus d’informations sur Blogoscopped, et sur Google Blog

Vidéo de présentation du Toolkit :

*Merci à Nicolas (<a href= »http://www.anotherword.fr/ »>http://www.anotherword.fr/</a>) d’avoir signalé mon erreur : j’avais lu 50 Go, mais c’est « seulement » 50 Mo, ce qui fait quand même pas mal pour une mémoire en TXT…

SDL Trados Studio 2009, l’outil de traduction conçu pour les traducteurs

Le 14 mai dernier, SDL présentait devant une salle bondée de l’hôtel Méridien Montparnasse la dernière version du logiciel à mémoire de traduction SDL Trados Studio 2009. Le public, une petite centaine de professionnels représentant principalement des agences de traduction et de grandes entreprises, était très concentré sur les propos des représentants de SDL. L’attention était à son comble pendant la démonstration du logiciel, menée par Nadège Do Carvalho. Les questions fusaient bien avant la fin du show, tant les nouveautés semblent prometteuses.

Faciliter l’utilisation du logiciel

Trados n’a plus rien à voir avec la multitude de programmes distincts à l’interface accablante et si peu pratique que nous connaissions. C’est enfin un logiciel dont toutes les fonctions sont accessibles au sein d’un environnement utilisateur unifié et organisé selon une logique facile à comprendre et à maîtriser. Le nouveau Studio reprend les principes de présentation qui ont fait le succès de logiciels comme Adobe Dreamweaver, Microsoft Outlook ou, dans le monde de la localisation, Microsoft Helium – mais très améliorés. La barre de gauche est structurée selon plusieurs grandes catégories d’actions, qui sont menées dans la partie centrale de l’écran. Et si la surface de votre écran est trop réduite, rien n’empêche de travailler simultanément sur plusieurs écrans. La gestion de projets, l’analyse des fichiers, la traduction ou la révision bénéficient d’une présentation similaire, qui simplifie fortement la prise en main.

Cette prise en main facilitée se décline à plusieurs niveaux. Le principe ? L’utilisateur – chef de projet ou traducteur – dispose à tout instant de tous les outils nécessaires à son travail. Par exemple, toutes les fonctions de gestion de la terminologie sont regroupées au sein de l’environnement d’édition. Les termes du texte source qui figurent dans le glossaire s’affichent en contexte, avec leur traduction, juste au-dessus du texte où ils sont employés. Un clic, et l’expression cible s’insère dans le segment en cours de traduction. Difficile d’oublier le glossaire ! Mieux encore : une liste des suggestions s’affiche en cours de frappe à l’emplacement du curseur si les premières lettres tapées correspondent à une traduction existante. Un clic, et la solution choisie est insérée dans le texte cible. Ces suggestions automatiques accélèrent la traduction des sous-segments répétés dans le texte. Autre facteur d’accélération, les segments répétés sont automatiquement propagés dans tout le texte, une fonction visiblement inspirée des produits concurrents. Quant aux segments non-reconnus, ils sont envoyés en traduction automatique à SDL Translation Server, dont la proposition s’affiche à l’emplacement du segment cible pour modification par le traducteur.

Améliorer la productivité de traduction

Toutes ces innovations ont un effet sensible sur la productivité. À commencer par l’environnement d’édition, dont les balises ont disparu, et qui affiche tous les fichiers de façon identique, quel que soit leur format : Word, PDF, HTML, etc. On est vraiment très loin de l’époque où il fallait employer tantôt TagEditor tantôt Word tantôt des convertisseurs ! Par exemple, le formatage des termes, les balises, les éléments transposables ou variables (dates, nombres, etc.) sont appliqués et adaptés en un seul clic à la phrase cible. Le correcteur orthographique personnalisable fonctionne en temps réel, au fur et à mesure de la frappe, et souligne les mots incorrects pour faciliter leur révision en cours de traduction. Le contrôle qualité (QA) pointe les incohérences de traduction au même moment. D’ailleurs, il est facile de savoir à quoi ressemblera le document final, puisqu’on peut à tout moment l’afficher en mode aperçu : il est alors présenté sous sa mise en page définitive dans une fenêtre séparée.

La création et la gestion des mémoires de traduction ont, elles aussi, été considérablement perfectionnées. Le nouveau moteur RevleXTM intègre aux mémoires des informations de contexte destinées à améliorer la qualité des correspondances à 100%. Les recherches de concordances, qui effectuent des recherches de correspondances partielles à la fois dans la source et la cible, bénéficient aussi de la nouvelle structure des mémoires. Enfin, il est désormais possible d’exploiter plusieurs mémoires de traduction en même temps, et non plus seulement une mémoire de projet et une mémoire d’arrière-plan. SDL encourage d’ailleurs clairement la constitution de nombreuses mémoires de projet, plus petites et plus faciles à manipuler que les très grandes mémoires qui stockent en un seul endroit le résultat de nombreux travaux de traduction. L’interface de maintenance des mémoires a été revue en conséquence.

Simplifier la gestion des projets de traduction

Les fonctions de gestion de projets sont elles aussi repensées dans le sens d’une plus grande productivité. Les modèles de projet, personnalisables, définissent l’ordre dans lequel mener les opérations automatisables de préparation des fichiers et les paramètres à appliquer. L’application d’un modèle de projet permet à Trados de réaliser les tâches prédéfinies simultanément : l’analyse des fichiers, leur pré-traduction, et le décompte des mots peuvent tourner en même temps sur un ensemble de fichiers. Et il n’est plus nécessaire d’attendre la fin d’une opération sur le premier fichier de la liste pour appliquer la même opération au fichier suivant : tout va beaucoup plus vite. Après préparation, SDL Trados Studio crée des packages en répartissant les fichiers en fonction des traducteurs sélectionnés, du temps alloué à la traduction, et de la taille de chaque fichier. Puis, il prépare les e-mails destinés aux traducteurs, auxquels il joint la date de remise et le package, qui contient les fichiers à traduire, la mémoire de traduction, les dictionnaires de suggestions automatiques, les commentaires et les bases terminologiques. Le tout se déroule en liaison avec Microsoft Outlook.

SDL Trados Studio 2009 est disponible en plusieurs versions : l’édition Freelance, dont les fonctions de gestion de projet sont absentes, l’édition Professional, et une édition client-serveur, destinée aux entreprises. Les mises à jour à partir des versions précédentes (SDL Trados 2007, 2006, et même Trados 7 et SDLX 2005) sont vendues à des tarifs préférentiels. Par exemple, la mise à jour à partir de SDL Trados 2007 Freelance Edition vers SDL Trados Studio 2009 Freelance Edition coûte environ 200 €HT.

Il conviendrait de tester la nouvelle version de Trados en profondeur avant de donner une opinion. Pourtant, il faut aussi reconnaître les efforts fournis : le nouvel environnement, attendu depuis longtemps, constitue une vraie bonne nouvelle. Les nombreuses commandes destinées à accroître la productivité et à simplifier la vie des chefs de projet comme des traducteurs sont aussi les bienvenues. La gestion en natif de très  nombreux formats de fichiers, dont les fichiers PDF, promet aussi des gains de temps appréciables. En ce qui nous concerne, nous sommes conquis, et heureux à l’idée de travailler sous peu avec un logiciel réellement pensé pour les professionnels de la traduction. Et nous ne manquerons pas de communiquer à SDL nos futures suggestions d’amélioration en les postant sur le site http://ideas.sdltrados.com !

SDL lance SDL Trados Studio 2009 le 14 mai à Paris

SDL présentera SDL Trados Studio 2009 à l’hôtel Méridien Montparnasse de Paris au cours d’un événement qui se tiendra le 14 mai de 14h00 à 17h00. Cette nouvelle version est présentée comme « révolutionnaire » par l’éditeur de logiciels.

Comme SDL a déjà intégré la traduction automatique à son logiciel à mémoire de traduction, on suppose qu’il s’agit, enfin !, d’une interface entièrement revue et, peut-être, de l’intégration des fonctionnalités des produits auparavant vendus séparément par Idiom, SDL et Trados. Ronald A. DePalma annonçait cette intégration comme imminente en novembre dernier dans ce billet du blog Global WatchTower, après avoir interrogé Mark Lancaster, le CEO de SDL.

Outre la découverte de la nouvelle technologie de SDL, cet événement sera aussi l’occasion de rencontrer l’équipe de Trados et de réseauter avec les autres participants. N’hésitez donc pas à vous enregistrer (c’est gratuit!) sur le site Web de SDL.

Wordfast fait la promotion de Wordfast Pro auprès des agences de traduction

Wordfast a lancé récemment une campagne de communication auprès des agence de traduction afin de mettre en avant la nouvelle version de son logiciel à Mémoire de traduction, désormais dénommé Wordfast Pro.

Les principaux points forts mis en avant par Wordfast sont les suivants :

  1. Environnement d’édition indépendant exécutable sous Windows, Linux et Macintosh
  2. Interface utilisateur personnalisable et facile à prendre en main
  3. Analyse et nettoyage extrêmement rapide de plusieurs centaines de fichiers
  4. Prise en charge étendue des formats de fichiers, y compris les DOC, PPT, XLS, HTML, XML, ASP, JSP, et INX, d’autres filtres étant en préparation
  5. Prise en charge améliorée de la collaboration en temps réel grâce à la gestion de serveurs de Mémoires de traduction
  6. Liaison à plusieurs Mémoires et glossaires simultanément
  7. Plus de 15 000 traducteurs indépendants déjà utilisateurs des versions précédentes de Wordfast
  8. Compatibilité avec la plupart des autres logiciels commerciaux à Mémoire de traduction
  9. Un prix beaucoup plus bas que les outils concurrents : 300 €

Je n’avais pas été convaincu par la préversion de Wordfast Studio qui était en circulation à la fin de l’année dernière. Cela dit, il est probable que de nombreuses améliorations ont été apportées à la version définitive, que je n’ai pas encore testée. Et Wordfast Classic reste un outil exceptionnel pour les traducteurs professionnels, qui est toujours disponible.

Vous pouvez télécharger la brochure commerciale, la version de démonstration (entièrement fonctionnelle, avec des TM limitées à 500 unités de traduction), ou acheter Wordfast.

Le site de traduction et d’interprétation webinterpret ignore la crise

Qui a dit que la traduction n’était pas un domaine riche d’innovation ? Sûrement pas Patrick Smarzynski t Benjamin Cohen ! Les deux jeunes entrepreneurs ont mis au point un système d’interprétariat par téléphone en voix sur IP qui permet à leurs entreprises clientes d’organiser des réunions multilingues à distance. Les réunions sont planifiées par le Web, sur le site de webinterpret. Plus de soixante langues sont disponibles en traduction simultanée par téléphone. Bien entendu, ce sont des interprètes professionnels (plus de 800) qui assurent le service, disponible 24 h/24. 

Après avoir levé 1,3 M€, les deux fondateurs déploient maintenant leur entreprise dans les principaux pays d’Europe. La cinquantaine d’entreprises clientes leur apporte déjà un chiffre d’affaires conséquent. Il faut dire que webinterpret fait économiser à ses clients une grande partie des coûts habituellement liés à l’interprétation puisque les temps et les frais de transport, de bouche, de logement disparaissent. 

Comme le souligne l’article publié par cannes.maville.com, la crise actuelle a toutes les chances de favoriser l’essor de webinterpret.

Outils d’aide à la traduction : du nouveau -et du gratuit- chez ApSIC

J’ai découvert dans une réponse à un billet de Corinne McKay une référence à la société ApSIC Localization Solutions, qui commercialise deux outils intéressants.

  • ApSIC Comparator crée des rapports de comparaison affichant côte à côte un texte (comme une traduction par exemple) et une version ultérieure du même document (les révisions apportées à la traduction). Le rapport de comparaison facilite l’évaluation de la qualité de la traduction et nourrit le rapport renvoyé au traducteur. ApSIC Comparator travaille avec des fichiers Trados bilingues non nettoyés (.doc et .rtf), des fichiers TagEditor (.ttx), et les fichiers SDLX (.itd). L’outil signale les modifications apportées au texte d’origine à la façon du suivi de version intégré à Microsoft Word, et fournit un rapport qui peut ensuite être modifié, par exemple pour y ajouter des commentaires.
  • ApSIC xBench est un outil de recherche dans des glossaires, qui affiche les résultats bilingues de façon uniforme quelle que soit leur provenance : fichiers tabulés, glossaires au format .CSV, mémoires Trados Workbench, glossaires Multiterm, fichiers TagEditor, mémoires TMX, fichiers bilingues non-nettoyés, dossiers IBM TranslationManager, dictionnaires IBM TranslationManager, fichiers SDLX .itd, projets Star Transit, glossaires et mémoires Wordfast, fichiers TBX, fichiers XLIFF, fichiers programmes Mac OS X. ApSIC Xbench comporte aussi plusieurs fonctions d’Assurance Qualité, qui facilitent les contrôles de cohérence, les vérifications des valeurs numériques, etc.

Ces deux outils sont freeware : n’hésitez pas à les télécharger !

Systran et Multicorpora préparent un outil de traduction automatique intelligent

Systran et MultiCorpora annoncent qu’ils mettent en commun leurs technologies pour intégrer le moteur de traduction automatique de l’un à MultiTrans, le logiciel à mémoire de traduction de l’autre. L’objectif avoué est de concilier qualité de traduction et capacités à traiter des volumes élevés. Le projet, qui semble pour le moment limité à la version client-serveur de MultiTrans, ressemble à ce que propose déjà SDL Trados dans sa dernière version.

Toutefois, l’annonce est à mettre en liaison avec un précédent communiqué de presse de Systran. En juillet dernier, l’éditeur de logiciels de traduction automatique annonçait en effet que la version en cours de développement intègrerait plusieurs approches pour accroître la pertinence de ses suggestions (nous en parlions ici).

C’est ce futur moteur de traduction, dont les résultats ont toutes les chances d’être grandement améliorés par rapport à aujourd’hui, qu’il s’agit sans doute d’intégrer à MultiCorpora. Et ça change tout quant à ce qu’on peut en espérer. Ajoutez à l’ensemble des dictionnaires « maison » et vous avez effectivement toutes les chances d’obtenir des traductions de très bon niveau. Si les traducteurs professionnels indépendants pouvaient bénéficier d’outils de traduction aussi avancés, nul doute que la productivité du métier ferait des bonds de géant, et que nous serions tous mieux placés pour concilier qualité professionnelle humaine et productivité industrielle machine.