La traduction fauteuse de troubles entre Israël et les Nations Unies

Un billet du site RFI retraçait le 13 janvier dernier l’historique des relations entre l’État d’Israël et l’ONU, l’organisme supranational auquel il doit l’existence. On apprend beaucoup de choses dans le papier, bien informé, de Toufik Benaichouche. Et notamment qu’une bonne part des conflits entre l’ONU et Israël (qui n’applique pas ses résolutions) au sujet des Territoires occupés seraient dus à une subtilité de langue mal rendue par la traduction française de la résolution 242.

En anglais, la résolution exige le retrait « from territories » (« de » territoires, c’est-à-dire pas nécessairement de « tous »), quand la traduction officielle française dit « des » territoires. Une différence loin d’être anecdotique puisque l’État d’Israël continue de s’appuyer sur la rédaction, longuement négociée à l’époque, de ce texte pour faire valoir qu’il ne s’applique pas à l’intégralité des territoires.

La question reste posée : dans ce cas, traduire, c’était trahir ?

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A propos Guillaume

Je dirige l'agence de traduction Anyword, que j'ai créée fin 2004. Avant cette date, j'avais créé, développé et, malheureusement, fermé une autre agence de traduction, appelée encouv. Je travaille donc dans le secteur de la traduction et de la localisation depuis 1993. Auparavant, j'étais journaliste, spécialisé dans le domaine informatique. Ce blog est en quelque sorte un moyen de renouer, modestement, avec l'écriture, et de me contraindre à une veille du secteur dans lequel j'évolue depuis maintenant plus de 15 ans.

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