La traduction, un métier d’espion

La traduction, un métier d’espions ? C’est ce que semble indiquer cet article du Figaro, qui traite des difficultés de recrutement dans le monde de l’ombre. Très bien écrit et visiblement documenté, le papier est passionnant. On y parle de traducteurs, bien sûr, mais pas seulement, et l’on comprend vite pourquoi il est si difficile de recruter les bonnes personnes, et de les conserver ensuite.

Cela dit, si la carrière vous intéresse, songez à lire Un homme très recherché, le dernier John Le Carré avant de vous lancer. Toujours aussi désenchanté, l’auteur (dont l’ouvrage précédent traitait précisément de traduction et d’espionnage) nous présente des services secrets européens complètement inféodés aux Etats-Unis, et incapables de protéger leurs sources. Il montre aussi que la dérive vers l’informatisation du renseignement n’affecte pas que les « cousins » du Nouveau Monde, mais aussi les services allemands, au mépris de l’exploitation habile de contacts bien humains qui font des informateurs bien plus précieux, mais lents à recruter et à former. Ce que confirme un peu le Figaro en fait.

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A propos Guillaume

Je dirige l'agence de traduction Anyword, que j'ai créée fin 2004. Avant cette date, j'avais créé, développé et, malheureusement, fermé une autre agence de traduction, appelée encouv. Je travaille donc dans le secteur de la traduction et de la localisation depuis 1993. Auparavant, j'étais journaliste, spécialisé dans le domaine informatique. Ce blog est en quelque sorte un moyen de renouer, modestement, avec l'écriture, et de me contraindre à une veille du secteur dans lequel j'évolue depuis maintenant plus de 15 ans.

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