Difficile de traduire l’accent des Ch’tis (2)

On en avait parlé ici-même, au sujet des Cht’is : quand un succès, même cinématographique, est local, il est difficile de le « multi-localiser ». L’article du Point cité en mars dernier se situait avant le travail de doublage du film « Bienvenue chez les Ch’tis » en différentes langues d’Europe. Un nouveau papier, du Nouvelliste traite la question après doublage et post-production : et le retour est cruel. Il est bien difficile de rendre la différence culturelle Nord-Sud si française, qu’illustrent les différences de vocabulaire et d’accent, dans une Suisse pluri-culturelle, qui ne cultive pas le complexe de supériorité lié à la centralisation, puisque, au contraire, le fédéralisme et la participation y sont la règle. Résultat, comparé à l’allemand, le suisse allemand ne souffre pas d’une connotation défavorable, contrairement au ch’timi par rapport au français. Ajoutez à cela la difficulté purement linguistique, et vous obtenez une version locale… décevante, d’après l’article en question.

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A propos Guillaume

Je dirige l'agence de traduction Anyword, que j'ai créée fin 2004. Avant cette date, j'avais créé, développé et, malheureusement, fermé une autre agence de traduction, appelée encouv. Je travaille donc dans le secteur de la traduction et de la localisation depuis 1993. Auparavant, j'étais journaliste, spécialisé dans le domaine informatique. Ce blog est en quelque sorte un moyen de renouer, modestement, avec l'écriture, et de me contraindre à une veille du secteur dans lequel j'évolue depuis maintenant plus de 15 ans.

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