Les Outils de la Traduction (3)

Ecran d'accueil du service MeGlobeLe service MeGlobe, récemment annoncé par un communiqué publié par Thot est une sorte de mélange hardi de technologies* : Chat, Wiki, traduction collaborative, traduction automatique (en 15 langues !), et traduction humaine. L’idée maîtresse consiste à dire que la traduction humaine est de meilleure qualité que la traduction automatique, mais que la traduction automatique est bien pratique malgré tout.

Donc, quand vous publiez un message sur le Chat de MeGlobe en discutant avec quelqu’un ne maîtrisant pas votre langue, ce message est traduit par un moteur avant de s’afficher sur l’écran de votre correspondant. Mais votre correspondant (ou tout autre membre de la communauté) peut corriger la traduction automatique de votre texte et ainsi verser sa contribution à l’amélioration permanente du moteur. Ce que j’en comprends, c’est que chaque phrase à traduire est d’abord recherchée dans une mémoire de traduction, puis, si elle ne s’y trouve pas, traduite par le moteur. Mais il est possible que je me trompe car, pour le moment, je n’ai pas encore réussi à m’inscrire au service du fait d’un bug lié à l’image CAPTCHA que je n’ai pas pu signaler à l’équipe, n’étant pas enregistré…

Cela étant, la grande question est : à quoi (à qui) sert l’amélioration permanente de la traduction du moteur utilisé par MeGlobe ? Et aussi : des personnes qui ont besoin d’un traducteur automatique pour s’exprimer dans une langue étrangère sont-elles compétentes pour corriger les traductions du moteur qu’elles utilisent ? Je sais que je triche un peu avec les notions de langue source / langue cible, mais quand même: si je ne sais pas écrire un billet simple en anglais, quelle sera la pertinence de ma correction d’un texte anglais simple traduit en français, ma langue maternelle ? Et qui va juger de cette pertinence ?

En bref, je trouve intelligente l’idée d’amélioration d’un moteur de traduction par une mémoire de traduction reposant sur les traductions « humaines » des mêmes phrases . Mais je suis très dubitatif sur la validité de ces améliorations si elles sont apportées par des non-professionnels**. Et, non, contrairement à ce qu’on pourrait croire à première vue, ce n’est pas du corporatisme. En tous les cas, une chose est sûre, la traduction est un domaine qui inspire la créativité, et les outils sont de plus en plus passionnants.

*ma traduction perso de mashup
**Consultez nos critères de sélection des traducteurs professionnels à qui nous faisons appel pour traduire les documents que les entreprises nous confient, et vous comprendrez ce que j’appelle un « professionnel ».

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guillaume.debrebisson@anyword.fr'

A propos Guillaume

Je dirige l'agence de traduction Anyword, que j'ai créée fin 2004. Avant cette date, j'avais créé, développé et, malheureusement, fermé une autre agence de traduction, appelée encouv. Je travaille donc dans le secteur de la traduction et de la localisation depuis 1993. Auparavant, j'étais journaliste, spécialisé dans le domaine informatique. Ce blog est en quelque sorte un moyen de renouer, modestement, avec l'écriture, et de me contraindre à une veille du secteur dans lequel j'évolue depuis maintenant plus de 15 ans.

Une réflexion au sujet de « Les Outils de la Traduction (3) »

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